Mon histoire

J’ai été élevé dans une famille Populaire, mon père était ouvrier et ma mère, mère au foyer.

La famille qui m’a élevé était espagnole, venue dans les années 60 en France, pour combler un manque de main d’œuvre.

Je dis bien la famille qui m’a élevé, car mon histoire commence ailleurs. Je suis née aux Iles Canaries de mère et père inconnu.

Je suis née au mois de janvier, et arrive en février de la même année, chez un couple qui n’espérait plus ma venue depuis déjà de nombreuses années.

Mes parents, car c’est ce qu’ils sont, étaient déjà âgés à mon arrivée. Si mes souvenirs sont bons, ils ne devaient pas être loin de la cinquantaine.

Ma mission a très vite commencé, car vous imaginez bien qu’étant attendu comme la dernière merveille du monde, j’ai dû combler un désir viscéral de devenir parents.

Aussi longtemps que je me souvienne, les 3 premières années de ma vie ont dues être heureuses et insouciantes, mais à l’âge de 3 ans, j’ai commencé à comprendre mes différences.

J’habitais dans un village de l’Est de la France, près du Luxembourg et les mentalités à l’époque n’étaient pas si ouvertes. Surtout que la génération de mes parents avait connue Franco.

Tout ça pour dire, que dès que je me suis confrontée au monde extérieur j’ai compris que je ne serais pas acceptée.

En fait ma vie entière a été de plaire aux autres et de na pas faire de vagues pour ne pas déranger.

En étant fille unique et adoptée, je crois que j’ai choisi de faire plaisir à mes parents, et au fond je ne me suis jamais autorisé à être moi-même. Leurs espoirs étaient si forts que j’ai dû m’interdire de prendre ma place.

Aussi, mes parents, surtout mon père, portait en lui un poids familial très fort et j’ai dû endosser un rôle qui n’était pas pour moi.

Sans vouloir entrer dans les détails, mon père était une personne difficile, qui voyait la vie en noire, il nous a été impossible à ma mère et à moi de vivre vraiment sereinement avec lui.

Toute ma jeunesse, je n’ai quasiment connu que disputes, reproches et pensées négatives. Mon père était vraiment une personnalité compliquée. Au fil des années, il a réussi à nous isoler ma mère et moi.

C’est pour ça que j’ai souvent eu l’occasion de réfléchir à ma situation et d’essayer de trouver une force en moi, pour m’empêcher de sombrer.

Car au plus profond de moi, je savais qu’un jour je pourrais enfin vivre la vie qui me correspondait.

A l’âge de 16 ans, j’ai eu la chance de rencontrer l’homme avec qui je vis encore aujourd’hui, ce qui m’a permise de m’ouvrir à un monde qui me correspondait vraiment.

Les choses se sont faites petit à petit, j’étais toujours là pour protéger ma mère de cette emprise masculine, j’ai essayé de plaire à mon père, d’être toujours là pour eux, car n’était-ce pas mon rôle finalement ?

A l’âge de 18 ans je suis partie de chez mes parents, j’avoue avoir choisi une voie surtout pour partir et respirer dans une nouvelle vie.

Cependant, j'y suis toujours retournée chaque week-end, car je ne voulais pas laisser ma mère toute seule.

Les années ont passées, j’ai vécu ma vie en essayant de croire en moi et en la vie, même si mon père était toujours là pour m’accaparer et me culpabiliser.

J’ai choisi un métier de Commercial qui ne me correspondait pas vraiment, mais je ne savais pas du tout ce que je voulais à ce moment-là.

A l’âge de 25 ans, j’ai appris que ma mère avait Alzheimer, et mon père n’était pas très au point non plus.

J’ai dû faire face à cette épreuve seule et je me rappelle encore des mots de mon père me disant, heureusement que tu es là, qu’est-ce qu’on aurait fait sans toi.

Mes parents sont allés en maison de retraite tous les deux et pendant des années, j’ai dû faire face aux problèmes d’alcool de mon père, ma mère qui sombrait de plus en plus dans la maladie, et la maison de retraite qui me rappelai sans cesse, suite au comportement de mon père.

Autant dire, que ce n’était pas franchement la joie ; mais bon j’avais la chance d’être avec l’homme qui partage ma vie. J’ai toujours fait en sorte de profiter de la vie du mieux que j’ai pu, sans pour autant me sentir à ma place, en cherchant désespérément la vie qui me correspondait.

Et, à l’âge de 30 ans, on m’annonce le décès de mon père.

Après avoir fait face à cette épreuve.

C’est là que j’ai eu le sentiment de renaître une deuxième fois.

Toutes les choses que je portais sur mes épaules, l’histoire de mon père, la rancœur, la culpabilité, sont parties avec lui et j’ai eu le sentiment de Légèreté et de Liberté.

Je n’ai pas honte de le dire, car j’ai toujours fait la part des choses le concernant, et nous ne nous sommes pas quittés fâchés.

Je me suis autorisée à être moi, j’ai eu enfin l’envie d’être maman, de 2 petits garçons.

J’ai également entamé un vrai chemin vers moi, ma mère s’est également réveillée une deuxième fois.

Et j’ai enfin osé être la personne que je suis aujourd’hui.

J’ai trouvé un sens à ma vie, la raison de mon existence, car pour moi, je n’ai pas vécu tout ça pour rien.

J’ai décidé d’écouter mon cœur et de faire preuve de courage, d’être vraiment celle que j’ai toujours voulu être, j’ai pris le risque de vivre enfin la vie qui me correspond.

Cette vie, est de faire de mon métier, une passion, un partage, de vous apporter mon énergie et de vous amener vers une vie plus Libre et Légère.

 

Lib'Air-Coaching

"Pour une vie plus Libre et Lègère"

Maria SANTIAGO

Coach Développement Personnel